Salimane Issoufou du ReSPESD plaide pour plus de renforcement du dispositif de protection des enfants au Bénin

Salimane Issoufou du ReSPESD plaide pour plus de renforcement du dispositif de protection des enfants au Bénin

Salimane Issoufou du ReSPESD plaide pour plus de renforcement du dispositif de protection des enfants au Bénin

Invité sur l’émission 5/7 Matin de l’ORTB en cette journée internationale de l’enfant africain

Salimane Issoufou du ReSPESD plaide pour plus de renforcement du dispositif de protection des enfants au Bénin

A la tête d’un regroupement comprenant 80 organisations et associations locales et internationales intervenant dans la protection des droits des enfants au Bénin, Salimane Issoufou, président du Réseau des Structures de Protection des Enfants en Situation Difficile (ReSPESD) était sur le plateau de l’émission 5/7 de l’ORTB de ce 16 Juin 2020. L’invité de Ricardo Loïc Kpekou, a éclairé les téléspectateurs sur la situation de protection des droits des enfants au Bénin, en cette journée internationale de l’enfant africain, célébrée cette année sous le thème « Un accès plus adapté à la justice pour les enfants ». Partant de la statistique de 38% en 2007 au chiffre de 52% en 2015, le président du ReSPESD, souligne que le travail des enfants est devenu une situation très préoccupante, quand on sait également que des études révèlent que de plus en plus d’enfants sont victimes de bastonnade, de violences psychologiques et physiques. Cet état de chose, renseigne-t-il, conduit plusieurs enfants dans les rues, qui sont récupérés par la suite par les Centre d’Accueil et de Protection des Enfants (CAPE) pour se retrouver dans les structures de réinsertion et enfin en famille et le cercle vicieux continue son bonhomme de chemin. Fort heureusement donc que des structures comme le ReSPESD ou encore SOS Villages d’Enfants existent et apportent leurs soutiens aux enfants se retrouvant ces situations. En quoi faisant donc ? Salimane Issoufou explique : « Ce que nous faisons d’abord, c’est d’étudier la situation de chaque enfant. Il y a certains enfants qui sont sans prise en charge parentale, cela veut dire qu’il n’y a pas de parent pour s’occuper d’eux. Alors pour ces enfants qui n’ont personne pour s’occuper d’eux, nous leur offrons un environnement familial dans nos villages d’enfants SOS. Pour ceux qui ont un parent vivant, l’enfant reste auprès de ces parents et nous essayons de mettre en place tout un mécanisme d’éducation à la parentalité, de micro-crédits pour que les parents soient capables de s’occuper de ces enfants. Pour les enfants qui ont un parent éloigné, nous faisons ce qu’on appelle la réinsertion d’enfant. L’enfant est pris, nous le retournons dans sa famille ». Se prononçant sur la question de ce qui est fait du côté des gouvernants pour améliorer la situation des enfants au Bénin, le président du ReSPESD martèle que des efforts ont été faits ces dernières années et on ne peut que tirer chapeau au gouvernement. Au nombre des avancées enregistrées, il énumère l’adoption des normes standards applicables au Centre d’ Accueil et de Protection des Enfants (CAPE) en 2012, l’avènement du Code de l’enfant en 2015 et la création de l’autorité centrale en matière d’adoption internationale. Au sujet de ce qui manque pour que tout soit parfait, il conseille de mettre en œuvre tous ces instruments pour faire en sorte que les enfants s’imprègnent davantage pour mieux se développer. « Il faudrait finir la mise en œuvre du dispositif pour que les enfants puissent avoir accès à une justice équitable. Il faut également allouer plus de ressources aux ministères sectoriels en charge de la protection et de la promotion des droits des enfants. En dehors de cela, il y a des recommandations qui sont faites au gouvernement concernant la Charte africaine des droits des enfants, concernant la Convention des Nations Unies sur les droits des enfants. Ces recommandations doivent être mises en œuvre pour que les enfants puissent bien se sentir, puissent se développer dans notre pays », formule-t-il en termes de suggestions et de recommandations.

 

Educ’Action/Edouard KATCHIKPE

 

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